Phare gelé



Certains l’auront peut-être remarquées, quelques nouvelles images se sont ajoutées à la galerie. Je ne pouvais résister à l’idée de vous parler de mon tout premier speed painting, réalisé en 2h de temps. Bien sûr, j’ai encore beaucoup de progrès à faire, mais j’apprécie de surmonter petit à petit les difficultés graphiques que l’on rencontre dans un temps court.

J’avais entendu qu’un phare des Etats-Unis (dans l’Ohio) était complètement gelé suite à un grosse vague de froid. La réalité dépasse encore la fiction…

Toutefois, voir ces images m’a donné énormément d’idées que j’espère avoir la possibilité de développer prochainement.

Quelques roughs

Il y a un carnet que je ne quitte plus, rempli de crayonnés de décors en tous genres. Cela fait un moment que j’étudie l’idée d’écrire un texte pour chaque image pour vous les faire partager. Mais soyons francs, je ne suis pas un écrivain dans l’âme, et une petit pile de dessins commence à s’accumuler… Alors plutôt que de combler mon site de lignes inutiles, je préfère vous donner tout en bloc.

Le village ambulant City City Bridge

Évidemment, j’ai poussé un peu plus loin certains de ces dessins, les mettant en couleur parfois. Je les ai cependant un peu délaissés avec toujours pour envie d’essayer autre chose. Je les reprendrai peut-être plus tard. N’est-il pas mieux d’essayer de se réinventer?

Ferme Gare des eaux Rest In Peace Résidence

La seconde raison qui me pousse à vous les dévoiler, c’est de m’ouvrir un peu à vous, et de m’obliger ainsi à essayer d’autres types de décors. J’ai remarqué que je commençais à utiliser souvent les même « subterfuges » dans mes dessins. J’espère ainsi obtenir de vous, cher visiteur, un esprit critique qui me fera évoluer…

Mais ne croyez pas que j’ai vidé mes stocks pour autant :)

Auditorium de Lyon


Quoi de mieux pour décompresser qu’un concert. Et vendredi, c’était le requiem de Mozart qui résonnait dans mes oreilles. (Ma petite consolation pour avoir manqué celui de Verdi en Juin.)
Vous pensez bien qu’il m’était difficile de résister à l’envie de croquer cette magnifique salle qu’est l’auditorium de Lyon.

Connaissant la fâcheuse tendance du personnel de l’auditorium à foutre dehors raccompagner les gens jusqu’à la sortie une fois le concert terminé, j’étais venu un peu plus tôt. Une petite demi-heure de magie à dessiner dans cette salle, pendant que mon amie s’emmerdait patientait nonchalamment, puis un concert de 2h de toute beauté.

Musique écoutée pendant la rédaction de cet article : Requiem de Mozart en ré mineur (KV 626)

Arrietty

Mercredi dernier, c’était la sortie nationale du film Arrietty. Il n’a pas fallu longtemps pour me convaincre d’aller le voir. Il faut dire qu’on l’attendait depuis juillet ce film. Malgré quelques retours modérés chopés de quelques personnes ayant eu la chance de le voir avant moi, la magie Ghibli a plutôt fonctionné sur moi.

Ci-contre, un croquis d’un des environements du film d’après les beaux souvenirs qu’il me reste.
Il faut bien le dire, les bandes annonces laissaient présager de somptueux décors, dans la digne lignée des précédentes oeuvres du studio.

Maitre Miyazaki a fait de son scénario une ptite merveille qui, dans une simplicité pure, fait preuve de poésie, et évite tous les pièges scénaristiques. Quant à la musique, la petite frenchy Cécile Corbel nous offre une bande son des plus rafraichissante. Une vraie merveille. Mais parlons d’avantage de ce qui nous concerne:

Yôji Takeshige et Noboru Yoshida ont peints des décors plus vrais que nature. Il y tout d’abord une importance évidente des proportions sur l’ensemble. La profondeur de champs est incroyablement bien traitée afin de mieux retranscrire les différentes échelles, et une grande importance a semble-t-il été donné aux premiers plans. Les points de vue externes ainsi que ceux de Shô en sont particulièrement rempli, avec une vraie efficacité. Beaucoup d’objets sont réutilisés par les personnages afin d’y développer une utilité propre, amplifié par le son qui s’accorde avec la mise en situation (aiguille au son d’épée)

Il est également intéressant de voir comment la lumière a été traitée. Aluminium réfléchissant, bouteille en verre, poster en trompe-l’oeil. Elle circule partout faisant des profondeurs un monde plutôt agréable.

Du côté de l’animation, il y a de belles réussites également. Ceux qui n’ont pas vu le film ne comprendront pas de quoi je parle, mais le petit pas de côté d’Homily, quand elle est (re)découverte est une petite merveille. Quand à l’acting général de Haru et en particulier sa crise de colère, ça donne envie de faire de l’animation…

Histoire de ne pas oublier que je suis de nature critique, je dirai que Hiromasa Yonebayashi nous présente un film qui manque un peu d’explications quant aux intentions de certains personnage (Haru)
Peut-être d’une liberté graphique aussi, diront certains…

Allez voir ce merveilleux film!

Musiques écoutées pendant la rédaction de cet article: – Karigurashi no Arrietty OST

Animation

J’avais promis une vidéo de mes quelques animations faites au cours de l’année 2010, c’est aujourd’hui chose faite.

Je suis triste de n’avoir que des travaux scolaires à vous montrer, et il me tarde de pouvoir enfin entrer dans le milieu professionnel, avoir la possibilité de raconter une véritable histoire par l’animation.

Ici, on ne sort pas du principe de la marche.
J’espère avoir prochainement la possibilité de faire un peu d’animation 3D. Tout d’abord pour apprendre ou ré-apprendre les logiciels, ensuite parce que l’animation 3D possèdent ces avantages qui me sont chers : interpolations, volumes tenus…

Musique: Ez3kiel – Coal Flake

Voici également 2 animatiques que j’avais eu comme exercice l’année dernière.

La première, sans son, comportait comme contrainte de raconter une histoire tout en contenant des cycles de marche de bipède, quadripède et rampant, dont vous avez vu des images dans le showreel. Voici l’histoire qui va avec.

La seconde devait raconter un homme à la recherche d’un chien, avec l’interdiction de le montrer avant la fin.

Pour le prochain article, je vous prépare à nouveau quelques backgrounds…

Lipsync


Cela fait à peine 2 mois que mon site est en ligne, et je déroge déjà à ma règle qui était de ne mettre que du background design.
Depuis que j’ai vu Tangled, mes perspectives vis à vis de l’animation se sont un peu remises en place. Il y a aussi le Thought of you de Ryan Woodward qui m’a explosé au visage avec son emploi de tous les principes d’animation dans leur plus grandes splendeurs, ainsi que le tout dernier Karigurashi no Arrietty que je me suis empressé d’aller voir dès sa sortie.

Un petit retour en arrière sur mes quelques linetests réalisés ces derniers temps s’impose donc. Et je commencerai par le dernier exercice que j’ai eu. N’oublions pas que le contexte de toute ces animations est très scolaire, et les deadlines souvent serrées.
On m’a dit un jour qu’un bon animateur n’est jamais satisfait de son travail, et n’a jamais fini… (Rêvons donc!)

La dernière en date est l’exemple type du travail fait ultra rapidement. (un peu au détriment de la qualité malheureusement)
- Comptons une journée de boulot pour le dossier d’animation, comportant: Model sheet et turn around, cadre de tournage, storyboard, layouts, décomposition audio, et feuilles d’expo.
- Une journée et demi pour l’animation, ce qui est peu. L’exercice était très intéressant, et je regrette d’avoir dû « bâcler » le lipsync au profit de l’acting, de n’avoir pu faire un véritable travail sur les expressions du visage. Puis une grosse demi-journée pour cleaner les dessins.
- Enfin, il a fallu une bonne grosse journée pour coloriser l’ensemble, avec tous les problèmes liés au scan. Avec du recul, il y a beaucoup d’erreurs que j’aurais pu éviter, mais peut-être fallait-il que je les fasse une première fois pour les détecter. On ne m’y reprendra plus. Je n’ai néanmoins pas trouvé la solution miracle pour scanner les dessins. (Acheter un scan digne de ce nom peut-être…)

Le prochain exercice se nomme « la patate chaude »
J’espère pouvoir vous en proposer un aperçu dans les jours qui suivent.

J’aime pas Noël

J'aime pas Noël
Pendant les vacances de Noël, il est bien difficile d’organiser un quelconque emploi du temps. Et pourtant, c’est à croire que c’est à ce moment précis de l’année qu’il y a le plus à faire. A commencer par faire la queue dans les magasins. Encore faut-il avoir une idée de ce que l’on veut acheter.

A Glénat, on achète des BD dont on arrive pas à se séparer. A la Grande Récré, ils sont en rupture de stock pour « Moustache », le chat qui ronronne. A Nature et découverte, on ne passe pas le milieu du magasin sans mourir asphyxié. A la Fnac, on pleure devant les prix prohibitifs spécial Noël. Et pour les concerts, il reste 2 places : en 31D et 48F.

Mais il est finalement venu le jour du gros barbu qui a visiblement trop mangé lui aussi. Le père Noël n’a visiblement pas été bloqué par les avions, lui, faute de glycol. Il va pouvoir rendre heureux tous les enfants riches de la terre, déposant les cadeaux au pied d’un sapin de 8 millions d’euros!

Oups, il est déjà temps de fêter la nouvelle année. Et à l’occasion du 31 décembre, comme chaque année : la pire des soirées, où tout le monde joue au con, dans la joie et le vomi.
Ma bonne résolution : Le 31 décembre prochain, je me couche à 19h!

Besoin de vacances

« Gardez du temps pour vous, ne vous laissez pas déborder par le travail, car c’est le pire qu’il puisse vous arriver dans votre vie sociale et affective » disait Sidney, mon professeur d’animation, il y a quelques jours.
On m’a dit cette phrase bien souvent, mais c’était la première fois qu’elle résonnait avec autant d’ampleur dans ma tête. Venant de quelqu’un que je respecte énormément, et qui vit cela jour après jour… c’était pour moi comme une découverte.

Je fait partie intégrante de ceux qui ont des métiers « passion », et le travail que l’on fait est souvent montré du doigt. J’ai accumulé tellement de remarques du genre « tu dessines, tu travaille pas. » qu’il est difficile de ne pas se donner à fond pour faire taire ces idiots. Cependant, il arrive un moment où, à forces de nuits blanches, de weekends passés à travailler, de vacances passées inaperçues, et de sorties méconnues, que notre cerveau dit: Stop!

Cette phrase qu’a dit Sidney, arrivait à point nommé. Il y a en moi, comme dans la plupart de mes collègues de classe, une envie de sortir. Pas forcément avec des gens, mais aller au cinéma, à un concert, partir avec un carnet de croquis sans que celui-ci finisse par être noté ou critiqué, mais juste pour y conserver des idées. Et rien de tel qu’un cinéma pour commencer à se détendre.

Quand je suis sorti de la salle, subjugué par l’animation de « Raiponce », j’avais repris l’envie de faire de l’animation pure. Je pensais également au background design du film, et les idées venaient d’elles même.

Il est parfois difficile d’accepter l’idée qu’on ne devient pas un artiste de haut rang en bossant jour et nuit, mais que la qualité de notre travail dépend aussi de notre bien-être.

Ainsi, je me réconforte dans l’idée que si quelqu’un n’apprécie pas mon travail, ce n’est peut-être pas parce que je ne me suis pas assez impliqué, mais peut-être parce que je manque de vacances.
Ho, que j’aime cette idée! Je m’en vais lire un bouquin au coin du feu.

Up

Petit voyage en ballon - Rough sur carnet de croquis, crayon
Vers la fin du mois d’août, je suis parti un peu à l’aventure avec mon père, en voiture. Pas de grandes distances, juste de quoi passer un weekend entre père et fils comme il est si souvent difficile d’en passer. Un weekend où le tour des brocantes de la région était de mise et la visite de quelques villages plus où moins propices à l’inspiration.
Il y avait un départ de montgolfière à une petite heure d’une des brocantes, et par pure curiosité, nous nous sommes dirigés vers celles-ci.
Ce qui est étonnant, c’est qu’en cherchant les montgolfières dans le ciel, on finit par se contenter du ciel seul. Et sur la route, on découvre toute autre chose que l’on était venu chercher. Ce jour là, il n’y avait pas de montgolfière, erreur de calendrier. Je n’avais pas besoin de cela pour trouver une quelconque inspiration: les montgolfières n’étaient devenues finalement que la ligne directrice de ce que je cherchais, un but insaisissable que l’on ne veut que contempler.

8 Décembre 2010

Beffroi de Beaune - Le Passage
Chaque année depuis 1850, Lyon s’illumine le 8 décembre. Cette fête est aujourd’hui connu à l’international. Plusieurs millions de personnes viennent admirer les différents bâtiments de la ville éclairés. Plus de 500 articles de presse parlent chaque année de cet évènement. Pas de doute, la fête des lumières est reconnue.

Cette année, je fait partie de cet évènement. La ville de Beaune, la société ETC et la fête des lumières de Lyon se sont associées pour proposer à des étudiants et jeunes diplômés en art, de participer à des projections monumentales.

C’est ainsi que j’ai participé à la ré-interprétation du « jugement dernier » de Van Der Weyden (retable exposé aux Hospices de Beaune) avec une dizaine de me camarades, et supervisé par Gilbert Houbre.

Ainsi, une projection monumentale a eu lieu sur le Beffroi de Beaune les 16,17,18 et 19 Novembre. Vous pouvez dès maintenant y retrouver des images sur le site: Le Passage. (Merci à Emy pour les photos.)

Mais aujourd’hui 8 décembre 2010, et ce jusqu’au 12, vous pourrez retrouver cette projection sur le Cloché de la Charité, place Bellecour à Lyon, accompagnée d’autres travaux d’étudiants.

On espère y retrouver un peu plus de monde qu’à Beaune. (Cela ne devrait pas être trop difficile) On vous y attend donc.

Bonne fête des lumières à tous, et couvrez-vous, il fait froid!